Zone de Texte: Luigi Dei Rossi, maître verrier

Il y a le bleu et le vert pâle, le gris et le rose à l’instar 
des pastels de l’école de Nancy; la couleur peut aussi 
être chaude avec ces tonalités venues de méditerranée,
 Luigi Dei Rossi cueille la boule incandescente dans 
son four chauffé à 1200 degrés avant de rouler dans
 les différents colorants. Cet artiste verrier de 
Blangy sur Bresle, au nord-est du département de la 
Seine Maritime, et fils de Vénitien. Il a apprit le 
métier avec son père, Fernando, spécialiste des objets
 décoratifs en pâte de verre. Recruté pour son savoir 
Faire, comme beaucoup de verriers italiens. Fernando 
Dei Rossi est arrivé dans la vallée de la Bresle dans 
les années 60, à une époque où les petites usines 
étaient encore nombreuses. Il avait pour passeport 
les années de travail dans les ateliers de Murano.
Important centre verrier réputé depuis plusieurs siècle, la vallée de la bresle à vu ses verriers éteindrent leurs fours les uns après les autres dans les années 60 et 70. << mon père, après la fermeture de son usine en 1980  a décidé de se mettre a son compte. A 46 ans, il a monté son petit four au fond du jardin >>. Explique le fils, qui, en 1994, à la mort de Fernando, a repris l’atelier pour continuer la fabrication des verres, lampes, carafes, corbeilles et autres objets de la table, tous joyeusement colorés. Pour commémorer les 25 ans de l’entreprise Marco DEI ROSSI premier fils de Fernando et frère de Luigi a écris un poème s’intitulant du poulailler à l’ogive


Zone de Texte: 25 ans : Du poulailler à l’ogive

                                Blangy sur bresle,  janvier 2005

Cela fait maintenant vingt cinq ans,
D’un poulailler est né un atelier ardent,
D’un tout petit four bricolé et assez malin,
Une flamme jaune a surgit un beau matin,
Et objets en verre créés en un tour de main.

Il fallait bien vaincre le chômage, le manque d’argent.
Fernando, le salarié est donc devenu un vrai artisan.
Fernando, l’ouvrier s’est donc improvisé dirigeant.
Le maître verrier était enfin respecté et indépendant,
Prêt à l’aventure, à la création et à affronter les éléments.

Les premiers balbutiements furent incertains et chaotiques,
Mais le succès et la réussite arrivèrent avec quelques tulipes.
Puis ce fût bientôt la découverte du monde de la pâte de verre,
Qui développa un grand savoir faire et aussi le chiffre d’affaires.

On l’appela Verre d’art de la Bresle,
Son nom est maintenant devenu un label,
Vingt cinq ans de création d’objets culturels,
Pour des beautés à la chaleur toute visuelle.

Au marché aux puces à Paris, parmi les boutiquiers,
L’artisan était désormais devenu célèbre et très estimé.
Des décorateurs ont éclairé avec lui des endroits réputés,
Avec des objets colorés dans la tradition d’Emile Gallé.
Vers le Japon et le monde entier, des conteneurs ont été expédiés,
Plein de lampes aux formes ogives oeuvrées de sa main et signées.

Projet de chômeur devenu société de bonne valeur,
Avec à sa tête un artiste créateur et plus que travailleur
Et une comptable bonne gestionnaire et pleine de rigueur,
Verre d’art de la Bresle a éclairé de ses mille et une couleurs.

Hélas, le très dur labeur a eu raison de notre souffleur de père.
Luigi, alias Gino, le fils a perpétué la tradition artisanale verrière,
Dans cette belle région de la Bresle qu’est la petite vallée du verre,
Afin que ce beau métier en voie de disparition perdure et prospère.

Vingt cinq ans remplis d’objets variés et colorés,
Estampillés et éparpillés dans diverses contrées,
Pour éclairer, décorer, fasciner et se remémorer :
Du poulailler était né une très belle ogive éclairée.

Vingt cinq ans de flammes et de brûlures
Et de formes gothiques d’architecture !





                                                                                      Marco DEI ROSSI
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